ChatGPT Business ou Open WebUI : la facture IA pour 20 salariés
Siège SaaS à 25 $ ou portail self-host payé aux tokens : j'ai chiffré les deux modèles ligne par ligne, et le seuil de bascule n'est pas celui qu'on croit.
Le devis est arrivé un mardi, dans la boîte mail d'un client grossiste en matériel électrique : 20 licences ChatGPT Business, 6 000 $ par an. Le dirigeant m'a posé la seule question qui compte : « Est-ce que mes 20 salariés valent chacun 25 $ par mois, ou est-ce que je paie pour des sièges vides ? » On a sorti les relevés d'usage. Cinq personnes utilisaient l'IA tous les jours, sept de temps en temps, huit jamais. Ce décalage entre tarification au siège et usage réel, c'est tout le sujet de ce dossier : j'ai passé huit mois à faire tourner l'alternative — un portail self-host payé aux tokens — et j'ai chiffré les deux modèles ligne par ligne, pièges compris.
Le siège à 25 dollars : ce que facturent ChatGPT Business, Claude Team et Le Chat
Commençons par poser les prix publics, parce qu'ils ont tous convergé vers la même zone. ChatGPT Business — l'ex-ChatGPT Team, renommé fin août 2025 — coûte 25 $ par utilisateur et par mois en facturation mensuelle, 20 $ en annuel, avec un minimum de deux sièges. Claude Team s'aligne : 20 $ par membre en annuel, 25 $ en mensuel, de 2 à 150 membres, avec une subtilité intéressante — jusqu'à 500 $ de crédits API mutualisés par mois inclus, et des sièges « Premium » à 100 $ pour les gros consommateurs. Chez Mistral, Le Chat Team est à 24,99 $ par utilisateur (19,99 $ en annuel), minimum 50 $ par mois, avec 30 Go de stockage par personne et un hébergement en Europe.
Google a choisi une autre route : plus d'add-on Gemini à 20 $, l'IA est fondue dans les forfaits Workspace — et les prix ont grimpé jusqu'à 22 % au passage. Le Business Standard est passé de 13,80 € à 16,20 € par utilisateur en formule flexible. C'est l'option la moins chère du lot si vous êtes déjà chez Google, mais vous payez l'IA pour tout le monde, que les gens s'en servent ou non. Nous avions déjà comparé Claude PME face à ChatGPT Business sur les fonctionnalités ; ici, je m'attaque au modèle économique lui-même.
| Offre | Prix / utilisateur / mois | Minimum | À retenir |
|---|---|---|---|
| ChatGPT Business | 25 $ (20 $ en annuel) | 2 sièges | Connecteurs, projets partagés, pas de résidence UE |
| Claude Team | 25 $ (20 $ en annuel), Premium 100 $ | 2 sièges | 500 $/mois de crédits API mutualisés inclus |
| Le Chat Team (Mistral) | 24,99 $ (19,99 $ en annuel) | 50 $/mois | Hébergement Europe, 30 Go/utilisateur |
| Gemini dans Workspace | inclus dès 16,20 € (Business Standard flexible) | 1 siège | Hausse de 12 à 22 % des forfaits Workspace |
| Open WebUI + API | ~0,45-0,85 € de serveur + tokens réels | 1 VPS | Licence à lire au-delà de 50 utilisateurs |
| LibreChat + API | ~0,45-0,85 € de serveur + tokens réels | 1 VPS | Licence MIT, 12+ fournisseurs de modèles |
11,38 dollars par salarié : la médiane qui fragilise le modèle du siège
Le chiffre qui m'a décidé à écrire ce dossier vient de l'AI Index de Ramp, qui agrège les dépenses de plus de 70 000 entreprises américaines : la médiane des dépenses en tokens IA est de 11,38 $ par salarié et par mois. Moins de la moitié d'un siège ChatGPT Business. La distribution est violemment asymétrique : le top 10 % dépense 611 $ par salarié, les entreprises qui jonglent avec 26 modèles et plus montent à 442 $ en médiane, mais la boîte médiane, elle, consomme l'équivalent d'un demi-abonnement.
Traduction pour une PME : la tarification au siège est une assurance tous risques que vous payez pour des conducteurs qui ne prennent jamais la voiture. Chez mon grossiste lyonnais, les relevés d'activité étaient sans appel — cinq utilisateurs quotidiens, huit comptes dormants. À 25 $ le siège, les huit dormants coûtaient 2 400 $ par an. Au token, ils auraient coûté à peu près zéro. C'est la même logique que nous avions documentée dans notre enquête sur le budget IA réel d'une PME : le poste « abonnements fantômes » est systématiquement sous-estimé.
L'argument inverse existe, et il est honnête : le siège plafonne le risque. Un commercial qui découvre la génération de rapports ne fera jamais exploser la facture d'un abonnement à prix fixe. Au token, si. C'est exactement pour ça que la pièce maîtresse d'un portail self-host n'est pas l'interface de chat — c'est le contrôle budgétaire, on y revient plus bas.
Open WebUI, LibreChat, AnythingLLM : trois portails, trois licences
Le principe d'un portail IA self-host : une interface web type ChatGPT, hébergée sur votre serveur, branchée sur les API des fournisseurs (OpenAI, Anthropic, Mistral, ou un modèle open-weights hébergé en Europe). Chaque salarié a son compte, l'entreprise paie les tokens consommés. Open WebUI domine la catégorie de la tête et des épaules : plus de 155 000 étoiles GitHub et 413 millions de téléchargements revendiqués, probablement le projet d'interface IA à la croissance la plus rapide de l'histoire de l'open source. RAG intégré, gestion de documents, outils, pipelines : c'est le plus complet.
Mais il y a une ligne de contrat que presque personne ne lit. Depuis la version 0.6.6 d'avril 2025, Open WebUI n'est plus sous licence BSD pure : au-delà de 50 utilisateurs actifs sur 30 jours glissants, vous devez conserver le branding Open WebUI visible — sauf à acheter une licence enterprise, non publiée mais rapportée par la communauté autour de 5 000 $ par an pour les 50 premiers utilisateurs, puis 3 $ par utilisateur supplémentaire et par mois. Je l'ai appris en voulant mettre le logo d'un client sur son instance : stop, lecture de licence, marche arrière. Pour une PME de 20 personnes, aucun impact. Pour une ETI de 200, le « gratuit » redevient un budget.
LibreChat, lui, est sous licence MIT sans condition : rebrandez, revendez, intégrez. Il gère plus de 12 fournisseurs de modèles nativement (dont Azure et Bedrock) et vise les équipes multi-fournisseurs ; son RAG est en revanche moins abouti que celui d'Open WebUI. Troisième option, AnythingLLM : MIT également, image Docker gratuite, multi-utilisateurs avec rôles et espaces de travail cloisonnés par collection de documents — le bon choix si votre besoin principal est « poser des questions à nos documents » plutôt qu'un chat généraliste.
Combien coûte l'hébergement d'Open WebUI en France
Mon déploiement : 55 minutes, 8,99 € par mois
J'ai monté l'instance de référence un samedi matin : un VPS OVHcloud à 8,99 € par mois (4 Go de RAM), Docker Compose, Open WebUI, une base Postgres, un reverse proxy Caddy. 55 minutes entre la commande du serveur et le premier prompt d'un collègue. Scaleway fait l'équivalent à partir d'environ 5 € par mois, facturé à la minute. Pour 20 utilisateurs avec du RAG, prévoyez plutôt 8 Go de RAM, soit 15-17 € mensuels. Les données restent en France ; pour pousser la logique jusqu'au bout, branchez des modèles servis depuis l'UE — notre comparatif des API IA souveraines détaille les prix OVH, Scaleway et Mistral.
LiteLLM : des budgets par utilisateur, la pièce que les SaaS ne vendent pas
Entre le portail et les API, j'intercale systématiquement LiteLLM, une passerelle open source qui fait ce qu'aucun abonnement au siège ne propose : des budgets par utilisateur, par clé et par équipe, dans la version gratuite. Plafond mensuel, suivi de dépense par personne, rejet automatique de la requête quand la limite est atteinte. Anecdote vécue : un stagiaire a brûlé 38 € d'API en une après-midi en relançant un gros traitement de documents en boucle. Depuis, tout le monde a un plafond à 20 € par mois, les cinq gros utilisateurs à 60 €. La facture est devenue prévisible — et surtout proportionnelle. C'est le complément naturel des techniques de maîtrise du coût des tokens qu'on documente régulièrement ici. Bonus non négligeable : le routage multi-modèles. Chez nous, Haiku 5.5 trie et résume, un modèle plus costaud ne s'allume que pour la rédaction. Impossible avec un abonnement mono-fournisseur.
Huit mois d'Open WebUI : ce qui tient, ce qui craque
Ce qui tient : l'adoption. L'interface est si proche de ChatGPT que la formation a duré une réunion. Le RAG sur les documents internes marche bien une fois réglé. Et l'effet anti-shadow AI est réel : quand l'entreprise fournit un portail correct avec tous les bons modèles, les comptes ChatGPT personnels alimentés en données clients disparaissent d'eux-mêmes.
Ce qui craque, maintenant, parce qu'un comparatif qui ne liste pas les galères ne vaut rien. Un : les montées de version. J'ai fait l'erreur d'upgrader un vendredi soir ; changement dans la gestion des embeddings, réindexation complète du RAG nécessaire, collègues sans accès aux documents le lundi matin. Depuis, versions épinglées, upgrade en milieu de semaine, sauvegarde avant. Deux : la sécurité est à votre charge, et elle n'est pas théorique. En novembre 2025, Cato Networks a publié la CVE-2025-64496 : prise de contrôle de compte pouvant mener à de l'exécution de code à distance. D'autres CVE ont suivi en 2026, dont une injection de code dans le chargement des outils Python (CVE-2026-0766) et un contournement de sandbox d'iframe corrigé en 0.11.1.
CSO Online a résumé le risque d'une formule qui pique : une faille d'Open WebUI peut transformer « le modèle gratuit en porte dérobée d'entreprise ». Si personne chez vous ne lit les bulletins de sécurité, ce n'est pas votre modèle d'hébergement.
Mon rythme de croisière réel : 2 à 4 heures de maintenance par mois — mises à jour, sauvegardes, un œil sur les advisories. Ce temps a un coût, et je l'intègre dans la facture plus bas, parce que c'est précisément ce que les billets de blog enthousiastes sur le self-host oublient de compter.
ChatGPT Business vs Claude Team vs Le Chat : qui héberge vos données où
Sur le papier, tous les plans équipe se valent côté confidentialité : pas d'entraînement sur vos données par défaut, engagement contractuel. Dans le détail, non. La résidence des données en Europe chez OpenAI couvre ChatGPT Enterprise, Edu et l'API — pas le plan Business, où une copie liée à la surveillance des abus peut transiter par les États-Unis. Claude Team est dans une situation comparable. Le Chat de Mistral héberge en Europe par construction, c'est son argument commercial central. Gemini suit les engagements Workspace, solides mais soumis au Cloud Act. Et le portail self-host déplace la question : l'interface et l'historique des conversations sont chez vous (en France si votre VPS y est), mais les prompts partent chez le fournisseur d'API que vous choisissez — d'où l'intérêt de pouvoir router les données sensibles vers un endpoint européen, et de vérifier les cases d'opt-out d'entraînement de chaque fournisseur.
Point souvent négligé : la réversibilité. Avec un portail, l'historique des conversations, les documents indexés et les prompts système sont dans votre base Postgres. Changer de fournisseur de modèle se fait en modifiant une ligne de configuration LiteLLM, pas en migrant un espace de travail SaaS. C'est l'antidote le plus concret que je connaisse à la dépendance à un fournisseur unique.
La facture pour 20 salariés, ligne par ligne
Voici le calcul complet, avec les hypothèses visibles. Côté SaaS : 20 sièges ChatGPT Business en mensuel. Côté self-host : VPS 8 Go, LiteLLM, et la consommation API constatée chez nous (18 comptes actifs : entre 140 et 260 € par mois selon l'activité, cohérent avec la médiane Ramp). J'intègre la maintenance à 80 € de l'heure, parce que votre temps n'est pas gratuit.
| Poste | SaaS (ChatGPT Business) | Self-host (Open WebUI + LiteLLM) |
|---|---|---|
| Abonnements / sièges | 20 × 25 $ = 500 $/mois | 0 € |
| Hébergement | inclus | 15-17 €/mois (VPS 8 Go OVH/Scaleway) |
| Consommation API | incluse (plafonnée par les limites d'usage) | 140-260 €/mois constatés |
| Licence portail | — | 0 € sous 50 utilisateurs |
| Maintenance (2-4 h/mois à 80 €) | 0 € | 160-320 €/mois |
| Total mensuel | 500 $ (~470 €) | 315-595 € |
| Total annuel | 6 000 $ (4 800 $ en annuel) | ~3 800-7 100 € |
| Coût du 21e salarié | +25 $/mois, usage ou pas | +0 à ~11 €/mois selon usage réel |
Lecture honnête de ce tableau : à 20 postes avec maintenance facturée au prix fort, les fourchettes se chevauchent. Le self-host ne gagne pas par KO à cette taille. Il gagne sur trois autres plans : le coût marginal de chaque poste supplémentaire (quasi nul pour un utilisateur occasionnel, contre 25 $ fixes), l'accès multi-modèles, et la maîtrise des données. À 35 ou 50 postes, en revanche, le serveur ne coûte pas un euro de plus et la maintenance non plus : l'écart devient structurel — 1 250 $ par mois en SaaS pour 50 sièges, contre le même VPS et des tokens qui suivent l'usage réel.
Quatorze critères, six solutions : la grille
Notes sur 5, établies sur les prix publics d'octobre et huit mois d'exploitation du portail.
| Critère | ChatGPT Business | Claude Team | Le Chat Team | Gemini Workspace | Open WebUI + LiteLLM | LibreChat + LiteLLM |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Prix pour 20 postes | 2 | 2 | 2 | 3 | 4 | 4 |
| Coût marginal par poste | 1 | 2 | 1 | 2 | 5 | 5 |
| Multi-modèles / multi-fournisseurs | 1 | 1 | 1 | 1 | 5 | 5 |
| Résidence UE des données | 2 | 2 | 5 | 3 | 4 | 4 |
| Opt-out entraînement par défaut | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 |
| RAG / documents internes | 4 | 4 | 3 | 3 | 4 | 3 |
| Connecteurs bureautique | 5 | 4 | 4 | 5 | 2 | 2 |
| Applications mobiles | 5 | 5 | 4 | 5 | 2 | 2 |
| SSO / administration | 4 | 4 | 4 | 5 | 3 | 4 |
| Budgets par utilisateur | 1 | 2 | 1 | 1 | 5 | 5 |
| Maintenance requise | 5 | 5 | 5 | 5 | 2 | 2 |
| Sécurité gérée pour vous | 5 | 5 | 5 | 5 | 2 | 3 |
| Réversibilité / lock-in | 2 | 2 | 3 | 1 | 5 | 5 |
| Rapidité de déploiement | 5 | 5 | 5 | 5 | 3 | 3 |
| Total /70 | 47 | 48 | 48 | 49 | 51 | 52 |
Les totaux sont serrés, et c'est le vrai enseignement : il n'y a pas de vainqueur absolu, il y a deux philosophies. Les SaaS écrasent tout sur le confort (mobile, connecteurs, zéro maintenance). Les portails écrasent tout sur le coût marginal, le multi-modèles et le contrôle. Votre profil décide.
Qui doit rester en SaaS (et ce n'est pas un échec)
Soyons clairs, parce que ce dossier pourrait se lire comme un plaidoyer self-host : dans une majorité de cas sous 15 postes, le siège SaaS est le bon choix. Si personne chez vous ne sait ce qu'est un Docker Compose, la question est réglée — les 2 à 4 heures de maintenance mensuelles deviendraient des jours, et la première CVE non patchée coûterait plus cher que dix ans d'abonnements. Si vos équipes vivent dans l'application mobile, dans les connecteurs Drive/SharePoint ou dans les projets partagés, les portails open source sont en retard d'un an sur ce terrain, parfois plus. Et si tout le monde utilise l'IA intensivement tous les jours, le forfait au siège redevient paradoxalement intéressant : c'est un tarif illimité-plafonné face à une conso API qui, elle, suivrait la courbe.
Dans ce cas, mon ordre de préférence actuel : Claude Team pour une équipe qui veut un pont vers l'API (les 500 $ de crédits mutualisés inclus permettent de prototyper des automatisations sans ouvrir un compte de facturation séparé), Le Chat Team si la résidence européenne des données est une exigence contractuelle de vos clients, ChatGPT Business pour la profondeur des connecteurs et l'écosystème.
Notre verdict : le seuil se situe vers 15 postes
Après huit mois des deux côtés, voici où je mets le curseur. En dessous de 15 postes, ou sans compétence technique interne : SaaS, sans état d'âme, en facturation annuelle (20 % d'économie immédiate). Entre 15 et 30 postes avec un usage inégal — le cas de l'immense majorité des PME que je croise, et ce que la médiane Ramp à 11,38 $ confirme à grande échelle : le portail self-host gagne, à condition d'avoir quelqu'un (interne ou infogérant) qui assume les mises à jour et la veille sécurité. Au-delà de 30 postes : le self-host gagne presque toujours sur le coût, et la vraie question devient la licence (LibreChat et AnythingLLM, MIT, passent à l'échelle sans frais ; Open WebUI demande sa licence enterprise au-delà de 50 utilisateurs si vous voulez votre branding).
Et si je ne devais garder qu'un conseil : ne choisissez pas sur le prix affiché, choisissez sur le coût marginal. Le 21e, le 30e, le 50e salarié coûtent 25 $ par mois chez les uns, et le prix de leurs tokens réels chez les autres. C'est cette ligne-là, pas le tarif de la page pricing, qui détermine votre facture dans deux ans.
Les questions qu'on continue de se poser
Premièrement : la tarification au siège survivra-t-elle ? Les éditeurs voient les mêmes courbes d'usage asymétriques que Ramp ; Claude Team avec ses crédits API mutualisés et ses sièges Premium à 100 $ ressemble déjà à un modèle hybride, et je serais surpris que les autres n'y viennent pas. Deuxièmement : la soutenabilité économique des portails open source. Open WebUI a verrouillé sa licence en 2025 pour financer son développement ; c'est légitime, mais rien ne garantit que les conditions n'évolueront pas encore — relisez la licence à chaque montée de version majeure. Troisièmement : le coût réel de la sécurité self-host. Mes 2-4 heures par mois suffisent pour une instance derrière un VPN avec des utilisateurs de confiance ; pour une instance exposée sur Internet avec 50 comptes, c'est un autre métier, et je n'ai pas encore trouvé d'étude sérieuse qui chiffre ce delta. Si vous avez des données d'exploitation à partager, ma boîte mail est ouverte.